Tout à gauche, le torse d'un cadavre est coincé entre 2 planches. A leur gauche, l'homme qui tend le bras vers l'horizon se retourne pour expliquer à ses compagnons ce qu'on vient de découvrir.

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D'autant plus que la maigre voile du radeau, qui n'a pas dû servir à grand chose faute de gouvernail, se gonfle sous l'effet du vent.

On voit un orage qui se prépare, le ciel s'obscurcit à la droite du tableau : des nuages noirs s'amoncellent, le vent forcit.

Seuls deux hommes ne sont pas encore au courant - où ne veulent pas comprendre : dans une pénombre quasi-totale, sous la voile, un homme assis se tient la tête dans les mains, comme dans un accès de démence ; et le "père", l'homme barbu, plongé dans sa méditation. Elle est bien plus proche que le minuscule navire au loin , elle est presque aussi grande que le radeau, et n'a pas fini encore de grandir.

Elle risque fort d'engloutir le radeau, de jeter tous ses occupants à la mer, alors qu'ils étaient sur le point d'être sauvés.

L'image est un peu sombre : Géricault a utilisé du bitume pour les noirs, technique en vogue à l'époque, mais qui a tendance à s'assombrir avec le temps - l'intention de l'artiste était donc de faire une image un peu plus claire que celle-ci.

Vous pouvez cliquer sur l'image pour l'agrandir : le chargement est un peu long car l'image est en haute définition. 19 compagnons d'infortune, naufragés en pleine mer. Ils sont en piteux état, entassés sur quelques planches de bois qui forment leur radeau. Certains sont agonisant, voire morts : on remarque en premier les chairs blanchâtres du corps nu à gauche et de celui de droite, la tête sous l'eau, sa chemise faisant office de suaire. On découvre des visages qui expriment des émotions variées face à cette épreuve, face à la perspective de la mort : . Il se répand comme une traînée de poudre, on peut lire sur le tableau la propagation de l'information dans le sens inverse du regard précédent : les 3 marins en haut à droite ont déjà vu le navire, ont compris, et agissent pour se signaler. C’est, enfin, la délivrance pour les quinze survivants. Sur 396 personnes montées à bord de la devint un scandale dont se saisissent les opposants au régime. Le "plancher" du radeau étant composé de divers morceaux de bois dont certains sont ronds, des passagers pendant la nuit glissent entre les pièces de bois et ont les jambes brisées, d'autres passent par-dessus bord. On ouvre une barrique de vins, les naufragés s'enivrent et une bataille générale se déclenche.